Agriculture raisonnée

L’agriculture raisonnée est un système de production agricole dont l’objectif premier est d’optimiser le résultat économique en maitrisant les quantités d’intrants[1], et notamment les substances chimiques utilisées (pesticides, engrais) dans le but de limiter leur impact sur l’environnement.

Elle a pour objectif d’adapter les apports en éléments fertilisants aux besoins réels des cultures en tenant compte des éléments présents dans le sol et du rendement potentiel de la plante

[1] Les intrants désignent tous les produits nécessaires au fonctionnement de l’exploitation agricole que celle-ci doit acheter sur le marché extérieur.

L’agriculture intégrée est une agriculture visant à minimiser le recours aux intrants extérieurs à l’exploitation agricole par la mise en œuvre d’une diversité d’ateliers de production, de rotations longues et diversifiées, de restitutions des résidus de cultures ou des déjections animales au sol. Leur mise en œuvre favorise le recyclage des éléments minéraux et la qualité des sols et réduisent les problèmes liés aux ravageurs et aux maladies.

 

Agriculture intégrée

L’agriculture intégrée est une agriculture visant à minimiser le recours aux intrants extérieurs à l’exploitation agricole par la mise en œuvre d’une diversité d’ateliers de production, de rotations longues et diversifiées, de restitutions des résidus de cultures ou des déjections animales au sol. Leur mise en œuvre favorise le recyclage des éléments minéraux et la qualité des sols et réduisent les problèmes liés aux ravageurs et aux maladies.

En phase avec les principes de l’agroécologie[1], l’agriculture intégrée repose donc sur une approche globale ou systémique de la gestion des exploitations agricoles visant à organiser les interactions entre ateliers de production dans le temps et/ou l’espace (par ex. fourniture de protéagineux[2] par le système de cultures au système d’élevage, et fourniture de fumier par le système d’élevage au système de cultures). Ainsi, la mise en œuvre d’une agriculture intégrée est favorisée par la polyculture-élevage[3]. L’agriculture de conservation[4] qui suppose des rotations diversifiées, un travail limité du sol et une couverture permanente du sol est un autre exemple d’agriculture intégrée.

[1] Ensemble des méthodes de production agricole respectueuses de l’environnement.

[2] Légumineuse qui contient une grande proportion de protéines

[3] La polyculture-élevage est un système de production agricole combinant une ou plusieurs cultures (destinée(s) à la vente et/ou à l’alimentation des animaux) et au moins un élevage

[4] L’agriculture de conservation est un système cultural qui peut empêcher la perte de terres arables tout en régénérant les terres dégradées.

Que ce soit avec le logo « AB » ou avec l’Eurofeuille, les produits issus de l’agriculture biologique sont facilement identifiables pour les consommateurs. Ces deux labels certifient un niveau de qualité ainsi qu’un mode de production et de transformation respectueux de l’environnement, du bien-être animal et de la biodiversité.

Agriculture biologique

L’agriculture biologique a recours à des pratiques de culture et d’élevage soucieuses du respect des équilibres naturels. En effet, elle exclut l’usage des produits chimiques de synthèse, des OGM et limite les intrants.

Les bénéfices de l’agriculture biologique sont multiples en termes de création d’activités et d’emplois, tout en préservant la qualité des sols, la biodiversité, la qualité de l’air et de l’eau. Ce mode de production permet d’expérimenter des pratiques innovantes susceptibles d’être plus largement développées en agriculture. Ces modes de transformation privilégient la mise en valeur des caractéristiques naturelles des produits.

Les produits pouvant être certifiés issus de l’agriculture biologique sont nombreux : produits agricoles vivants ou non transformés, produits agricoles transformés destinés à l’alimentation humaine, aliments pour animaux ainsi que matériel de reproduction végétative et semences utilisées pour les cultures.